Le double amour de Michel del Castillo

Publié le par Michel Boissard

Le double amour de Michel del Castillo

 

Son dernier opus « Dictionnaire amoureux de l’Espagne » (2005) reflète le double amour qui brûle la vie de Michel del Castillo, né à Madrid en 1933, de père français et de mère espagnole, installé dans le Gard depuis 1973. La terre de Cervantès, Lorca, Machado, dont, enfant, il connaît les déchirements de al Guerre civile, et l’impitoyable enchaînement des suites : m’exil et le camp de réfugiés, la terreur du deuxième conflit mondial, l’évasion d’une maison de redressement, les petits boulots en usine, la misère … L’écriture, conquise à vingt ans, l’âge de son retour à Paris et de sa « re-naissance », de « Tanguy » (1957) à « Tara » (1980) et « Les portes du sang » (2004) qui, en une quarantaine de romans, essais, pièces de théâtre, traduit l’amertume du proscrit, une incessante recherche d’identité, élargies à une lancinante interrogation sur le sens de la souffrance, l’injustice sociale, la quête métaphysique d’un dieu sourd au tragique de la condition humaine … Michel del Castillo aime Raskolnikov, le personnage de Dostoïevski (Mon frère l’Idiot, 1995). Il préfère la couleur pourpre. Et de « Colette », il a fait le portrait « d’une certaine France » (prix Femina –Essais, 1999).

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