Les Lacamp de Monoblet

Publié le par Michel Boissard

Les Lacamp de Monoblet

 

 

Monoblet est, pour parler comme Pagnol, le berceau de la race, l’asile héréditaire des Lacamp. 37 kms à l’est du Vigan, 539 habitants aujourd’hui, ce village du canton de Lasalle a été brûlé deux fois en deux ans, lorsque Louis XIV ordonne le « razement » des Cévennes protestantes. C’est ici que Max Olivier-Lacamp (1914-1983), rédacteur à l’agence Havas (1937), co-fondateur de l’AFP à la Libération, grand reporter au Figaro (1954), a donné un écho camisard à ses pérégrinations de correspondant de guerre en Asie, de témoin des révolutions d’Amérique latine, de voyageur cosmopolite du Moyen-orient à la Chine, et à l’Afrique australe. Son roman « Les feux de la colère » (Renaudot 1969) répond pour l’Histoire à l’éveil des peuples opprimés, établissant une filiation entre les rebelles huguenots et les compagnons du « Che » Guevara … Née en 1954, sa fille Ysabelle, a doublement hérité de cette vision universaliste du monde. Issue du mariage de Max avec une Coréenne, la romancière – du « Baiser du dragon » (1987) à « La jalousie des fleurs » - ne cesse d’explorer le croisement, le métissage des cultures. « L’homme sans fusil » (2002) et « Cévennes couleurs du monde » (2003), lui ont permis de renouer avec l’héritage paternel d’une terre cévenole qui conjugue à tous les temps le verbe résister.

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