Mère Italie

Publié le par Michel Boissard

Mère Italie

 

A comme Amadéo, le prénom de Wolfgang Mozart. Mozart l’Italien. Des « Noces de Figaro » à « Don Giovanni », l’Europe a dansé sur l’air de « Viva la Liberta ! ». C’est le printemps du bel canto. B comme Bandits. Calabrais et Siciliens. Comme Salvatore Giuliano, le héros du filme éponyme de Francesco Rosi. Expression de structures sociales archaïques et de la vitalité d’un des plus admirables cinémas européens. C comme Callas (Maria). « On l’appelait la Divina. Une des seules femmes de ce siècle à être un mythe absolu. » C comme Caravage. « Avant Van Gogh, peut-être, aucun peintre ne s’est engagé aussi violemment dans son œuvre. » F comme François d’Assise. Julien Green raconte qu’il vit, sur un mur de Bâle, ce nom curieusement associé à un graffiti proclamant : « Vive François d’Assise, patron des anarchistes ! » Il est vrai que Dieu dessine droit avec des lignes courbes. G comme Gramsci. Le théoricien marxiste dont Mussolini voulait éteindre le cerveau. Qui écrivait : « L’ancien a de la peine à mourir, le nouveau de la difficulté à naître, entre les deux apparaissent des symptômes de morbidité. » L comme littérature. Pour ne citer que Erri de Luca et Claudio Magris, invités de la Comédie du Livre (Montpellier 1, 2 et 3 juin). Puis, M comme mafia, P comme Pasolini, R comme Rome, S comme Stendhal, V comme Verdi … Et cent quarante autres entrées d’un Dictionnaire amoureux de l’Italie. Signé Dominique Fernandez.

 

Michel Boissard

 

Le voyage d’Italie, Dictionnaire amoureux, D. Fernandez, Tempus, 2007, 12 euros

Publié dans articles La Gazette

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