Henry Espérandieu (1829-1874), le gardois de Marseille
Henry Espérandieu (1829-1874), le gardois de Marseille
Soit il faut feuilleter le dictionnaire des célébrités de l’introuvable « Livre d’or de la vile de Nîmes » (1965), soit lire l’essai biographique (2003) dû à l’universitaire Denise Jasmin, pour en savoir plus sur ce gardois de Marseille. Pourtant, nîmois, on ne saurait l’être davantage. Né au chemin de Saint-Césaire, d’un père boutiquier du faubourg de la Madeleine, fournisseur des taffataïres de la rue de l’Agau. Nîmois, encore, qui fait ses études au Collège Royal (actuel Cloître des Jésuites, Grand-Rue), où il explore la riche bibliothèque de l’établissement, découvrant le patrimoine légué par l’illustre Jean-François Séguier … Nîmois, toujours,, saisi par le climat d’effervescence architectural qui baigne la ville dans le premier XIXème siècle. La redécouverte de la romanité par les Lumières nourrit l’esprit de modernité des édiles locaux. Nîmois par sa formation, aussi, sous l’égide de Charles Questel, l’architecte chargé de réhabiliter les vestiges de l’antique Cité, qui édifie à l’époque (1835) l’église Saint-Paul, restaure le Pont du Gard, dégage la Porte d’Auguste, met en valeur la Tour Magne (1841-1845). Nîmois passant par Paris et son Ecole des Beaux-arts, désormais prêt à œuvrer au mariage réussi du néo-classicisme et de l’architecture industrielle du second Empire. Où cela ? A Marseille ! Avant de disparaître à l’âge de 45 ans, Henry Espérandieu, architecte-poète de l’urbain aura signé dans cette ville la Cathédrale de la Major, le Palais Longchamp, le Pharo, et last but not least : Notre-Dame de la Garde …
MB